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Jack Vézien, peintre autodidacte est né en janvier 1932 au Raincy 93.
Il arrive avec ses parents à Paris dans le 19ème arrondissement en juillet 1937. L’année suivante ceux-ci sont demandés par la directrice de l’école maternelle de la rue Manin, qui leur dit que Jack sera plus tard doué pour le dessin car il montre déjà certaines dispositions.
Son père est déjà un très bon dessinateur animalier au fusain. Comme Jack voit son père dessiner il se met aussi au fusain et n’essaye rien d’autre.
Son père se met en tête que Jack sera plus tard peintre en lettres, ce qu’il aurait aimé faire lui-même, et à 16 ans il l’inscrit dans une école spécialisée. Mais Jack avait déjà décidé d’avoir le même métier que son père, a savoir mécanicien linotypiste dans l’imprimerie. Il rate donc volontairement l’examen d’entrée, et s’inscrit dans une école rue des tourelles pour apprendre l’ajustage. Il passe son C.A.P. et entre en apprentissage aux Ets Astier et Chirat pendant 5 ans.
Il entre à L’imprimerie municipale de la ville de Paris en février 1955 où il termine sa carrière comme chef mécanicien en 1985 à la fermeture de l’imprimerie.
En 1957 il épouse Denise une bretonne d’Ergué Gabéric où ils se retireront à la retraite en 1990.
C’est après son mariage que Denise lui suggéra de s’essayer à la peinture à l’huile. Lui qui n’avait jamais pris de cours de dessin ni d’aucune autre technique, commence donc à gâcher des toiles et de la peinture. Petit à petit il commence à comprendre ce à quoi il voulait arriver, et commence à faire des progrès.
Un beau-frère lui fit connaître un jour un collectionneur de l’époque napoléonienne qui lui commanda des toiles où les détails des costumes étaient important. Il s’attacha donc à peindre ses toiles en respectant les moindres détails, et y prit même un certain plaisir.
Il ne commença à exposer qu’en arrivant en Bretagne à la retraite. Quelques expositions dans les alentours, jusqu’au jour où pour leurs 50 ans de mariage en 2007, il décida de faire une rétrospective à la Maison Pour Tous d’Ergué Gabéric où il s’était fait beaucoup d’amis.
Il réunit donc tous les tableaux qu’il retrouva, depuis un chien de 1957 dernier fusain qu’il avait fait et qui était le symbole des 50 ans, jusqu’aux plus récents.
Il exposa aussi quelques objets qu’il faisait en plus de la peinture, comme de la marqueterie sur œufs d’autruche.
Lui qui avait passé des tests d’orientation en 1946 à 14 ans rue l’Abbé de l’Epée à Paris où l’on avait dit à sa mère "Orientez-le vers les bureaux, car il ne fera jamais rien de bon avec ses mains." |
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